Quels sont les risques chimiques dans l’industrie textile ?

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Certaines étapes de la conception de vêtements dans l’industrie textile peuvent présenter des risques chimiques pour les travailleurs. Dangereux pour la santé, ils se présentent principalement lors de la fixation des couleurs et des motifs sur les textiles, mais aussi durant l’épincetage ou le sablage de jeans. Focus.

Utiliser des bacs de rétention pour limiter les risques chimiques

Plusieurs techniques et produits chimiques sont usités pour fixer les couleurs sur les textiles. La toxicité des substances usitées peut être élevée, même s’ils sont mélangés ou dilués dans d’autres produits. Dans tous les cas, le premier réflexe lorsque l’on manipule des produits chimiques est d’utiliser des bacs de rétention. Vous trouverez sur cette page des bacs de rétention en plastique capables de retenir jusqu’à 1 500 litres.

Lorsque vous stockez des produits dangereux, les bacs de rétention sont obligatoires. Cet équipement est destiné à supporter les réservoirs qui contiennent des produits polluants ou toxiques. Leur objectif est de protéger les personnes ainsi que l’environnement tout en préservant la propreté de l’espace de travail. Les bacs en PE recyclé résistent bien à la corrosion et sont parfaits pour entreposer les produits chimiques dangereux. Les modèles en plastique ou en PEHD possèdent également une résistance anticorrosion à la majorité des produits chimiques.

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Les risques chimiques dans l’industrie textile

Les colorants à risque

Les colorants azoïques sont utilisés dans l’industrie textile pour teindre les fibres. Ils sont insolubles et contiennent majoritairement des molécules de Napht-2-ol capables de causer de fortes irritations sur la peau ainsi que des dommages oculaires en cas de contact avec les yeux. La teinture des fibres textiles nécessite l’utilisation de colorants qui se délavent peu, voire pas du tout. L’on utilise alors des produits hydrophobes et en teinturerie, l’on parle de Naphtols. Plusieurs colorants utilisent également du nonylphénol comme agent mouillant afin d’améliorer leur aspect et sa structure se rapproche de celle du Napht-2-ol. Théoriquement, cette substance est biodégradable, mais elle n’en reste pas moins toxique. D’après des études, elle aurait des effets négatifs sur l’ADN humain, elle serait cancérigène et serait également un perturbateur endocrinien. Les colorants chlorés, pour leur part, sont irritants pour le système respiratoire et une forte exposition peut résulter à de l’asthme.

Les risques lors du prétraitement

La composition des fibres textiles dépend des matières utilisées ainsi que des produits chimiques ajoutés pendant les étapes de prétraitement. Les adjuvants qui les rendent nocives aux mites, aux puces, aux acariens, etc., sont pour la plupart des substances allergisantes, toxiques, voire cancérigènes sur le long terme. La technique du sablage pour rendre les jeans délavés est également dangereuse, car les travailleurs peuvent inhaler des poussières chargées en silice.

Il est possible de limiter les risques chimiques pour les travailleurs de l’industrie textile en adoptant les bonnes pratiques.

Comment réduire les risques chimiques ?

En France, des machines automatisées s’occupent de fixer les couleurs et les motifs sur les textiles, réduisant ainsi l’exposition des travailleurs aux produits toxiques. Il est également possible de remplacer les nonylphénols par des alcools gras. Les autres moyens de prévention des risques chimiques consistent à utiliser des équipements et des locaux adaptés tels que les bacs de rétention en plastique.