deux seniors inquiets à propos de la réforme des retraites

Réforme des retraites : âge de départ et pénibilité au travail

64 ans, c’est l’âge de départ à la retraite que le gouvernement prévoit dans sa réforme, actuellement présentée par Élisabeth Borne. Il faudra avoir cotisé 172 trimestres et 43 ans pour obtenir une retraite à taux plein. Plusieurs points sont à découvrir dans cette réforme des retraites, dont notamment la pénibilité et la fin des régimes spéciaux. Notre article vous explique tout et nous en profitons pour donner notre avis dans le chapitre pénibilité.

Un départ à la retraite repoussé à 64 ans !

L’âge de la retraite va augmenter pour les personnes nées après le 1er septembre 1961. D’ici 2027, les retraités devront être âgés de 63 ans et 3 mois au minimum. Le point culminant de cette réforme politique est que la génération 1968 devra travailler jusqu’à 64 ans avant de prendre sa retraite en 2030. Le recul de l’âge de départ est considéré comme une régression sociale affirme l’opposition. Il y a aussi la question de la réalité, on sait tous que le management des seniors est souvent difficile, on ne peut pas demander à une personne de 60 ans d’être aussi performante qu’une personne de 30 ans. Cela est le cas dans les métiers physiques, comme dans les métiers administratifs. Cet âge de départ à la retraite dit comme nécessaire, ne va t-il pas amplifier la précarité des + de 50 ans ? Passé cet âge, il est bien difficile de trouver un emploi ou de conserver celui que l’on a en fonction du poste que l’on occupe.

La pénibilité au travail : comment la jauger ?

Le gouvernement souhaite valoriser son compte professionnel de prévention. C’est sa manière de dire que la pénibilité au travail est un élément important de cette réforme des retraites.

Mais comment pouvons-nous dire qu’un métier est plus pénible qu’un autre ? De quelle manière déplace t-on le curseur ? Ce sujet est sensible, il risque de déclencher des mouvements sociaux. On peut se demander comment est-il possible de dire à une personne que son métier ne lui permet pas de bénéficier d’un départ anticipé si elle n’est plus en mesure d’assurer son travail avec la même performance que ses collègues. On sait donc comment cela va finir, les arrêts maladies de longue durée vont croitre, tout comme le nombre de chômeurs seniors. A ce propos, c’est la CPAM qui va juger la pénibilité des métiers. C’est sans doute la meilleure manière de savoir dans quel métier, il y a plus d’arrêts maladie à partir d’un certain âge. Il y a du bon et du moins bon dans cette mesure, en fonction des individus et du régime auquel il appartient. Un indépendant, un artisan ne se mettra pas en maladie, donc cela fausse les indicateurs.

La pénibilité au travail n’est pas nécessairement liée au métier que l’on pratique. Mais si on doit tenir réellement compte de l’individu, alors il est vrai qu’il serait impossible de faire cette réforme des retraites.

pénibilité au travail pour deux ouvriers de chantier

1200 euros minimum

Le Premier ministre français, Élisabeth Borne, a récemment annoncé une augmentation de 100 euros par mois de la pension minimale pour les retraités à carrière complète. Cette hausse entraînerait une augmentation à 1.200 euros bruts dans le cadre des pensions nettes du Smic. Cette proposition d’envergure devrait bénéficier à près de deux millions de citoyens. Son objectif ? Faire en sorte que cette mesure passe le cap de l’approbation parlementaire et soit incluse dans le projet de loi qui devrait passer devant le Conseil des ministres le 23 janvier.

l'âge de départ à la retraite est de 64 ans

Une réforme des retraites compliquée et injuste ?

Cette réforme des retraites est-elle vraiment nécessaire ? Est-ce que reporter son âge de départ est la meilleure solution ? On ne peut pas y répondre, nous n’avons pas tous les éléments, mais une chose est certaine, c’est que dans les entreprises, il y aura davantage de problèmes avec les seniors. Ce n’est pas un jugement, c’est juste une façon de dire qu’à 62 ans, on ne peut pas assurer les mêmes tâches qu’à 30 ans. Mais la réponse du gouvernement à cela, c’est la reconversion professionnelle. Une réponse qui sur le papier parait parfaite, mais qu’en sera t-il dans la pratique ?

retour haut de page